masks N95 for children against the flu pandemic diseases, swine flu, bird flu.
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Qu'est ce que la grippe A ?

> Est-ce que le virus de la grippe porcine peut être soigné?
Les biologistes moléculaires qui ont comparé les séquences génétiques de ce virus avec celles des autres virus grippaux prédisent que le nouveau virus est sensible au Tamiflu et au Relenza, du moins au début de l'infection. Ces deux médicaments semblent avoir été efficaces pour traiter les cas de fièvre porcine apparus jusqu'ici. On ignore s'ils peuvent agir sur la nouvelle souche détectée.
Une des souches dominantes de la grippe saisonnière humaine est devenue résistante à 100 % au Tamiflu.
En revanche, les scientifiques s'attendent à ce qu'une forme de grippe porcine résistante au Tamiflu naisse. Ils estiment qu'il faudra plusieurs mois pour trouver et produire un nouveau traitement efficace pour la nouvelle forme de grippe. En l'absence de traitement, tout devra être fait pour réduire les risques de contagion afin de ralentir la pandémie le temps que le traitement soit disponible.
> Les masques sont ils un bon moyen de proctection contre la propagation du virus?
Les masques sont le moyen de protection recommandé par le ministère de la santé pour les personnes en contact avec le virus.
le H1N1 est capable de tuer des adultes jeunes en bonne santé. Au 30 avril 2009, au Mexique, le bilan des décès "suspects" d'avoir été provoqués par la grippe porcine s'élève à 159, et celui des morts "confirmés" par les analyses est de 7, a annoncé mardi soir le ministre de la santé mexicain, José Angel Cordova. Les services de santé ont examiné jusqu'ici un total de 2 498 malades présumés, dont 1 311 demeurent hospitalisés. Aux Etats Unis, un bébé mexicain est mort.
> Comment se transmet la grippe porcine?
La grippe porcine se transmet par le contact direct et par aérosol (respiration, postillons, éternuments,..).
> Que va-t-il se passer en cas de pandémie en France?
Depuis l'apparition de la grippe aviaire en 2004, la France s'est dotée d'un plan anti-pandémie grippale «applicable à toute souche grippale, quelle qu'en soit l'origine», d'après la ministre de la santé Roselyne Bachelot. Rédigé par le Secrétariat général de la défense nationale, ce document suggère pour chaque échelon du niveau de vigilance une batterie de mesures qu'examine au cas par cas la cellule de crise interministérielle. Il répartit les tâches entre professionnels de la santé (Samu, hôpitaux, médecins traitants)
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Par exemple, si des cas avérés de transmission interhumaine sont détectés en France, le rapport, qui entend assurer la continuité de l'Etat et de l'activité économique, préconise entre autres l'instauration d'un contrôle de la circulation et la fermeture locale des crèches et des écoles, afin de confiner le virus dans les zones atteintes. Si l'épidémie gagne tout l'Hexagone (niveau 5), le plan conseille de fermer tous les établissements scolaires l'enseignement serait assuré par des moyens vidéo-, de limiter les transports en commun, de développer le télétravail, d'encourager la population à faire des stocks de nourriture pour éviter les déplacements, de suspendre les liaisons aériennes, de mettre immédiatement en bière les morts, de réquisitionner internats et lycées pour héberger les malades, si les hôpitaux devenaient submergés.
À quoi ressemble ce virus ?
Il existe trois types de virus grippaux (A, B, C) et un certain nombre de sous-types. Ce virus est de type A (le plus fréquent de tous) et de sous-type H1N1. Les lettres H et N désignent deux protéines de surface du virus (hémagglutinine et neuraminidase) et le chiffre associé, son degré d'affinité avec le métabolisme humain (1 pour la plus haute affinité, 15 pour la moins bonne). Pour les virologues, H et N servent de marqueurs car ils permettent de quantifier le degré d'adaptation des virus grippaux au métabolisme humain. Pour autant, ils ne renseignent pas sur la dangerosité ou la virulence du virus. Et pour cause : ils ne représentent qu'une toute petite fraction de son contenu génétique (à base d'ARN).
Quelle est l'origine de ce nouveau virus ?
Les premières analyses génétiques ont révélé la présence de séquences ARN d'origine porcine dans ce virus. D'où son appellation au départ de « grippe porcine ». Depuis, on sait que ce virus est le fruit de recombinaisons entre des virus porcin, humain et aviaire. Pour autant, l'origine de ce virus reste incertaine. Des analyses ultérieures viendront sans doute préciser ce point. En attendant, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande la dénomination « grippe A (H1N1) ».
Quel est le degré de dangerosité de ce virus ?
On ne le sait pas encore à ce jour, car pour pouvoir répondre à cette question, il faut connaître le taux de transmission interhumaine et le taux de mortalité. Il faut donc procéder à une analyse épidémiologique ce qui sous-tend que l'on ait des chiffres fiables. Préambule qui repose notamment sur l'établissement d'un bon diagnostic : lorsqu'un cas est suspecté, un prélèvement nasal est envoyé au laboratoire, l'ARN y est extrait, amplifié et analysé. Si l'on retrouve de l'ARN du virus, le cas est alors confirmé.
Y a-t-il des catégories de population plus vulnérables ?
Contrairement au virus de la grippe saisonnière qui est surtout meurtrier chez les personnes de plus de 65 ans, ce nouveau virus s'attaque à des enfants et des individus jeunes et en pleine santé. « Il est vrai que les virus grippaux peuvent toucher des classes d'âge différentes », explique Xavier de Lamballerie. Le virus de la grippe espagnole avait également tué majoritairement de jeunes adultes.
On s’attend à ce que cette grippe revienne en force dans l’hémisphère Nord durant l’automne. Mais l’on ne sait pas encore de quelle manière : soit la pandémie sera de même type que celle que nous vivons actuellement, soit le virus disparaîtra spontanément, soit, au contraire, le virus réapparaîtra sous une forme beaucoup plus virulente après avoir muté.